ÉTUDE DE CAS Borderon et fils

De la commande à la pâte

[Client]
Borderon et fils
[Service]
Automatiser les processus
[Industrie]
Boulangerie
De la commande à la pâte

Client

Fondée en 1993, Borderon et fils est une boulangerie d’échelle industrielle. Sa clientèle commerciale (restaurants, hôtels, épiceries) reçoit ses commandes chaque matin, et six boutiques écoulent une partie de la production au détail. Nous développons ses systèmes depuis 2019.

Enjeux

Avant notre arrivée, tout se faisait à la main. Une commande arrivait par téléphone, était notée sur un bout de papier, recopiée pour le fournil, puis une troisième fois pour la facturation. Les listes de production se montaient à part — boulangerie, viennoiserie, pâtisserie, chacune de son côté — et les caisses des boutiques étaient isolées du reste. Chaque transcription était une occasion de se tromper, et l'addition se chiffrait en milliers de dollars.

Le défi

Faire tenir sur une seule colonne vertébrale la commande du client, la pâte du surlendemain et le tiroir-caisse du samedi matin.

Borderon avait cherché un système. Il existe des logiciels de caisse tout faits et des ERP spécialisés, mais aucun ne savait faire ce qu'une boulangerie exige : prendre la commande en ligne, puis remonter jusqu'à la pâte qu'il faut pétrir quarante-huit heures avant la livraison. Une boulangerie travaille à l'envers du calendrier — c'est l'heure de livraison qui fixe l'heure du pétrissage, pas l'inverse.

Ce qu’on a développé

Une seule porte d’entrée

Un extranet unique : les clients commerciaux passent leurs commandes eux-mêmes, et les six boutiques commandent par la même interface. Chacun voit son propre catalogue, à ses propres prix. Chaque produit porte son délai minimum de commande — douze heures pour certains, quarante-huit pour d’autres — dicté par la pâte qu’il demande.

La pâte, calculée à rebours

À partir du total des commandes, le système remonte jusqu’à la matière : la pâte. Il regroupe tout ce qui partage une même recette, applique le délai requis et sort les pétrissées du jour. On pétrit une fois, puis on sépare par type de produit. Un employé façonne, la cuisson suit, et les produits sont emballés client par client avant d’être expédiés.

L’information à chaque poste

Boulangerie, pâtisserie, viennoiserie, façonnage, emballage : chaque métier a sa liste à l’écran plutôt que sur papier, avec les actions qui s’y rattachent. L’emballeur marque un lot comme terminé, client par client, et ce lot disparaît de la file de tout le monde.

La caisse, synchronisée au web et à la gestion

Les caisses se synchronisent en continu : les ventes sont disponibles en temps réel pour les gestionnaires. Les mêmes caisses servent à la réception des marchandises, à l’inventaire du soir et au punch des employés. Et si internet tombe en pleine heure de pointe, elles continuent de fonctionner — les données remontent dès que la connexion revient.

Résultats

  1. [01] 9 000 commandes par année, du portail client jusqu’à la facture.
  2. [02] Six boutiques et sept caisses sur le même système, en temps réel.
  3. [03] Les pics saisonniers se lisent d’une année sur l’autre. Noël ne se prépare plus de mémoire.
Sept ans plus tard, le système tourne toujours — et il a encaissé un renversement complet du modèle d’affaires. Au départ, 90 % du chiffre d’affaires venait des clients commerciaux : c’était une usine boulangère avec une vitrine. Aujourd’hui, le rapport est inversé. Un progiciel n’aurait pas tenu le coup. Le leur a suivi, parce qu’il avait été écrit autour de leur métier plutôt que l’inverse.